« Une loi électorale, pas avant dix ans, au rythme actuel ! »

La sentence est tombée hier comme un couperet. Elle a été prononcée par le député Ghassan Moukheiber, qui venait d’assister, comme membre, à la réunion des commissions conjointes chargées d’examiner deux points du nouveau projet de loi : le vote des naturalisés et celui des militaires.

« Nous sommes à deux mois de la fin de l’année 2012, date que nous nous sommes fixée pour mettre au point une nouvelle loi électorale, a dit M. Moukheiber à l’issue de la réunion. La loi comporte 122 articles, et nous en sommes encore aux cinquième et sixième articles… et ils sont toujours en discussion. Par ailleurs, beaucoup de députés s’absentent, et le nombre des présents pourrait être insuffisant pour approuver une nouvelle loi en commission. Le président de la Chambre a tancé les absentéistes. Je trouve ce phénomène très grave. À ce compte-là, l’adoption d’une nouvelle loi électorale prendra encore dix ans. Il y a des propositions pour améliorer le rendement du travail en commission ; si on ne le fait pas, je considère que notre effort actuel ne mènera nulle part. Il faut changer de méthode de travail ! »